Solidarites iran38

Pour la liberté d'expression, de communication en Iran, en France et dans le monde.

Iran L’hystérie répressive se poursuit : trois nouveaux journalistes arrêtés

Source: http://www.rsf.org/spip.php?page=article&id_article=33494

La répression à l’encontre des journalistes et des cyberdissidents continue en Iran. Qu’ils soient iraniens ou étrangers, les professionnels des médias sont dans l’œil du cyclone Ahmadinejad. Ainsi, le correspondant irano-américian de l’hebdomadaire américain Newsweek, Maziar Bahari, a été arrêté, le 21 juin, à son domicile de Téhéran.

« Les autorités s’emploient par tous les moyens à vider l’Iran des représentants de la presse étrangère, témoins gênants d’une répression sanglante. L’arrestation du correspondant de Newsweek est un signe très clair d’une volonté du régime d’intimider les journalistes, qu’ils soient iraniens ou étrangers, correspondants de journaux locaux ou internationaux. Après avoir diabolisé les médias étrangers, les autorités font passer les journalistes iraniens pour des espions à la solde de l’étranger, faisant rimer informer avec espionner », a déclaré l’organisation.

Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé, le 23 juin, les autorités iraniennes à respecter les droits civiques et politiques fondamentaux, notamment la liberté d’expression, et d’information, et le droit de se rassembler librement.

Les services de sécurité iraniens se sont présentés, vers 7 heures le 21 juin, au domicile de Maziar Bahari, 41 ans. Son ordinateur et ses enregistrements vidéo ont été saisis. Le 17 juin, les Gardiens de la Révolution l’avaient interrogé au sujet de l’un de ses vidéos qui relatait la mort d’un manifestant. D’après les informations recueillirs par Reporters sans frontières, ses proches sont sans nouvelles de lui depuis. Dans un communiqué du 22 juin, la rédaction de Newsweek a fermement condamné cette arrestation, demandant sa libération immédiate.

Par ailleurs, Reporters sans frontières a appris l’arrestation, le 22 juin à minuit, de Mostafa Ghavnlo Ghajar, collaborateur de plusieurs journaux et spécialiste des “médias étrangers“ de la station Radio Goftogo, à son domicile (voir son blog : http://www.ghajar.ir/). Le journaliste indépendant Fariborez Srosh aurait également été arrêté le mardi 16 juin. Dans le passé, sa collaboration avec Radio farda (Radio Free Europe) lui a déjà valu une incarcération.

L’organisation est très préoccupée par les premiers témoignages de torture et de mauvais traitements à la prison d’Evin, où sont détenus la plupart des personnes arrêtées. D’après les informations à la disposition de Reporters sans frontières, les journalistes auraient été transférés à la section 209, section de sécurité de la prison, et y subiraient d’importantes pressions de la part des autorités pour faire des “aveux” filmés, au titre de leur “participation à une révolution de velours”.

Onze jours après l’élection présidentielle, 26 journalistes sont à ce jour sous les verrous. Avec un total de 36 journalistes en prison, l’Iran est la première prison du monde pour les journalistes, devant la Chine et Cuba.

Le 14 juin 2009 :
- la cyberdissidente Somaieh Tohidlou (http://smto.ir)
- Ahmad Zeydabadi,
- Kivan Samimi Behbani,
- Abdolreza Tajik,
- Mahssa Amrabadi,
- Behzad Basho, le caricaturiste
- Khalil Mir Asharafi, réalisateur à la télévision iranienne
- Karim Arghandeh, journaliste pour les journaux réformateurs Salam, Vaghieh etafaghieh, et blogueur (http://www.futurama.ir/) a été arrêté à son domicile de Téhéran.
- Shiva Nazar Ahari, cyberdissidente et activiste des droit de l’homme (voir son blog : http://azadiezan.blogspot.com), a été arrêtée à son domicile de la capitale

Le 15 juin 2009 :
- Mohamad Atryanfar, directeur de plusieurs publications comme Hamshary, Shargh, Shahrvand Emrouz, aurait été transféré à la section de sécurité de la prison d’Evin.
- Saïd Hajarian, ancien directeur du journal Sobh-e-Emrouz, a été arrêté par les forces de l’ordre dans la nuit du 15 au 16 juin à son domicile de Téhéran, alors même qu’il est handicapé.
- Mojtaba Pormohssen, journaliste pour plusieurs journaux réformateurs, collaborateur à la radio Zamaneh et rédacteur en chef du journal Gilan Emroz, a été arrêté à Rashat (nord du pays).

Le 16 juin :
- Mohammad Ali Abtahi, surnommé “Mollah blogueur“, a été arrêté à son domicile de Téhéran. Son blog : http://www.webneveshteha.com/.
- Mme Hamideh Mahhozi, arrêtée à Boshehr (sud de l’Iran)
- Amanolah Shojai, journaliste et blogueur, arrêté à Bushehr
- Hossin Shkohi, journaliste à l’hebdomadaire Paygam Jonob, arrêté à Boshehr
- Mashalah Hidarzadeh, arrêté à Boshehr
- Fariborez Srosh, journaliste indépendant, aurait également été arrêté ce jour-là. Dans le passé, il avait déjà arrêté et emprisonné du fait de sa collaboration avec Radio farda (Radio Free Europe).

Le 17 juin :
- Saide Lylaz, journaliste au journal Sarmayeh, a été arrêté à son domicile de la capitale. Ce spécialiste des questions économiques s’est montré très critique envers la politique d’Ahmadinejad.
- Rohollah Shassavar, journaliste de la ville de Mashad, est détenu depuis la même date.

Le 18 juin :
- Mohammad Ghochani, rédacteur en chef du quotidien Etemad Meli, propriété de Mehdi Karoubi, l’un des candidats d’opposition à Mahmoud Ahamadinejad, a été arrêté à Téhéran, à deux heures du matin.

Le 20 juin :
- Ali Mazroui, président de l’Association des journalistes iraniens, a été arrêté dans la matinée.
- Bahaman Ahamadi Amoee et son épouse Jila Baniyaghoob ont été arrêtés à leur domicile à minuit, suite à une perquisition d’agents en civil du ministère du Renseignement. Lauréate en 2009 du Prix du Courage en journalisme, décerné par la International Women’s Media Foundation, Jila Baniyaghoob dirige un site d’informations de tendance féministe, Canon Zeman Irani (http://irwomen.net). Son mari, Bahaman Ahamadi Amoee, collabore à plusieurs publications proches du courant réformateur.

Le 21 juin :
- Le correspondant de l’hebdomadaire Newsweek, Maziar Bahari, a été arrêté par les forces de la Sécurité à son domicile à 7 heures du matin.

Le 22 juin :
- Mostafa Ghavnlo Ghajar, collaborateur de plusieurs journaux et spécialiste des « médias étrangers » à la Radio Goftogo, a été arrêté à son domicile. Son blog est consultable sur : http://www.ghajar.ir/.

23 juin 2009 Posté par solidaritesiran38 | Uncategorized | | Un commentaire

Pour surfer anonymement en Iran: utiliser le logiciel Tor ou Freenet

Source: http://iran.whyweprotest.net/keeping-your-anonymity-iran/

  • http://fr.wikipedia.org/wiki/Tor_(r%C3%A9seau) (‘The Onion Router (Tor) (littéralement : le routage en oignon) est un réseau mondial décentralisé de routeurs, organisés en couches, appelés nœuds de l’oignon, dont la tâche est de transmettre de manière anonyme des paquets TCP. C’est ainsi que tout échange Internet basé sur TCP peut être anonymisé en utilisant Tor. Tor est un logiciel libre distribué sous licence BSD révisée.
  • http://rebellyon.info/article2466.html (‘Pour des raisons évidentes, des journalistes, des ONG, des blogueurs ou des groupes comme Rebellyon (au hasard, hein !) ont souvent besoin de communiquer de manière anonyme. Dans le cadre de communications personnelles sensibles (services médicaux, sites d’aide aux victimes d’agressions), ou pour protéger leur liberté d’expression (pouvoir dénoncer les pratiques condamnables de son entreprise sans craindre pour son emploi), les particuliers peuvent aussi avoir besoin de confidentialité. De nombreuses sociétés commerciales cherchent à établir des profils d’internautes afin de réaliser des études de marché. Il est légitime qu’un particulier cherche à protéger son identité pour éviter ce genre de surveillance.’)
  • http://bluetouff.com/2009/06/20/lutilisation-de-tor-explose-en-iran/ (‘ C’est un sujet que j’ai déjà pas mal évoqué ici : quand on bride le Net, les internautes le débrident. TOR voit l’utilisation de son réseau exploser en Iran C’est exactement ce qui se passe en ce moment en iran et de manière, très spectaculaire. TOR, c’est l’un des système les plus avancés d’anonymisation des surfs tracer des connexions TOR, surtout si elles sont nombreuses s’avère quasiment impossible…’)
  • http://freenetproject.org/ (‘Freenet is free software which lets you anonymously share files, browse and publish “freesites” (web sites accessible only through Freenet) and chat on forums, without fear of censorship. Freenet is decentralised to make it less vulnerable to attack, and if used in “darknet” mode, where users only connect to their friends, is very difficult to detect.’)

23 juin 2009 Posté par solidaritesiran38 | Internet, Tor | , | Pas encore de commentaires

Vahid Kian Motlagh : militant gay Iranien risque l’expulsion de france

source: http://grenoble.indymedia.org/2009-06-23-vahid-militant-gay-iranien-risque

un militant gay iranien risque l’expulsion de france

l’imminence d’une expulsion vers l’Iran.

FRANCE : VAHID KIAN MOTLAGH, GAY IRANIEN, RISQUE LA DÉPORTATION, LA PERSÉCUTION ÉTATIQUE ET LA MORT. UN RÉSEAU D’ORGANISATIONS POUR LES DROITS HUMAINS DEMANDE L’ASILE POLITIQUE

RAPPELONS QUE VU LES DERNIERS EVENEMENT IRANIENS SI VAHID EST EXPULSE IL Y RISQUE SA VIE

Lyon, 23 juin 2009

Vahid Kian Motlagh, gay iranien de 32 ans, a été arrêté en France le 25 Mai 2009 et conduit au centre de rétention de Saint-Exupéry, près de Lyon. Il est menacé par l’imminence d’une expulsion vers l’Iran.

Vahid, qui allait avec le partenaire français en Belgique pour se marier, avait vécu en Italie pendant un an environ, sans documents.

En Mai 29, le juge Peuvrel du Tribunal administratif de Lyon a rejeté la demande de libération. Le même jour Vahid, en qualité de réfugié étranger persécuté dans son pays d’origine, a déposé une demande d’asile. La République islamique d’Iran prévoit l’emprisonnement, la torture et la peine capitale pour les homosexuels, qui viennent arrêtés par les autorités sur des accusations de « lavat » (sodomie), sans possibilité réelle de la défense, selon la loi islamique.

Selon les premières rumeurs, Vahid pouvait être expulsé, dans les prochains jours, de la France et rapatrié en Iran, en violation de la Convention de Genève, des mesures prévues par le Conseil européen de Tampere en 1999, de la Directive européenne n ° 83, du 29 avril 2004. Il s’agit de documents qui établissent le droit inaliénable de l’être humain de bénéficier d’une protection ou de l’asile, et ne pas être expulsé vers le pays d’origine ou dans un autre pays où il existe un risque de violation de ses droits fondamentaux.

Le Groupe EveryOne, la Fondation Luciano Massimo Consoli, l’Association Radicale “Certi Diritti” et un réseau d’organisations ont demandé au gouvernement français de mettre fin immédiatement à la procédure d’expulsion de Vahid, en lui libérant et permettant d’attendre sans angoisse la réponse à sa demande d’asile. “Nous avons demandé à l’Ambassadeur de France en Italie, Jean-Marc de la Sablière, son intercession auprès du ministre de l’Immigration et du Président Nicolas Sarkozy . Nous avons aussi transmis le dossier sur l’affaire Vahid Kian Motlagh au Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés António Guterres et à son représentant pour l’Italie Laura Boldrini,” déclarent Roberto Malini, Matteo Pegoraro et Dario Picciau, co-présidents du Groupe EveryOne. “Le droit d’asile pour les réfugiés est reconnu dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (art. 14) et dans la Charte des Droits fondamentaux de l’Union européenne, documents fondamentaux pour la démocratie et la civilisation.

Il s’agit d’un droit fondamental de l’être humain et tous les pays de l’UE doivent le reconnaitre et applier sans hésitation dans les cases comme celui de Vahid Kian Motlagh, qui fuit la violence et la persécution. Nous espérons, “concluent les activistes du Groupe EveryOne, “que Vahid et son compagnon se réunissent le plus tôt possible pour réaliser leur projet de s’unir dans le mariage et commencer une vie empreinte de dignité dans un pays qui reconnaît et protège leur identité et leur droits fondamentaux”.

Pour des autres informations :

Groupe EveryOne

+39 334 8429527 :: +39 331 3585406

www.everyonegroup.com

info at everyonegroup.com

23 juin 2009 Posté par solidaritesiran38 | Homophobie | , | Pas encore de commentaires

Neda Agha Soltani wanted freedom for everyone

neda

Neda Agha-Soltan, who was shot dead by the Islamic regime of Iran’s security forces on Saturday 20 June, wanted freedom for everyone.

In interviews with the press, her fiancee, Caspian Makan, said ‘Neda was never supportive of either group [referring to the factions in the regime]. She wanted freedom; Freedom for everyone.’

Her murder has become a rallying point across the world.

He went on to say: “She was near the area, a few streets away, from where the main protests were taking place, near the Amir-Abad area. She was with her music teacher, sitting in a car and stuck in traffic.

“She was feeling very tired and very hot. She got out of the car for just a few minutes.

“That’s when she was shot dead. Eyewitnesses and video footage of the shooting clearly show that probably Basij paramilitaries in civilian clothing deliberately targeted her. Eyewitnesses said they clearly targeted her and she was shot in the chest.

“She passed away within a few minutes. People tried to take her to the nearest hospital, the Shariati hospital. But it was too late.”

Makan said Neda’s family struggled to persuade the Iranian authorities to release her body.

“She was taken to a morgue outside Tehran. The officials from the morgue asked if they could use parts of her corpse for body transplants for medical patients,” he said.

“They didn’t specify what exactly they intended to do. Her family agreed because they wanted to bury her as soon as possible.

“We buried her in the Behesht-e-Zahra cemetery in southern Tehran. They asked us to bury her in this section where it seemed the authorities had set aside spaces for graves for those killed during the clashes.”
The regime banned her family from holding a public funeral.

He continued: ‘She only ever said that she wanted one thing, she wanted freedom for the people of Iran.’

The white-haired man who is seen pressing on her chest in the video and repeatedly saying ‘don’t be afraid, Neda dear, don’t be afraid’ was actually her music teacher.

Neda

Neda

- http://fr.wikipedia.org/wiki/Neda_Agha-Soltan (Neda Agha-Soltan ou Neda Soltani (ندا آقا سلطانNedā Āġā-Sulṭān; née en 1982 – morte le 20 juin 2009) est une jeune femme iranienne tuée par balle au cours d’une des manifestations de protestation qui ont suivi l’élection présidentielle contestée iranienne de 2009. Un membre de la milice paramilitaire Bassidji est probablement à l’origine du tir mortel. Son agonie en pleine rue a été filmée par des personnes présentes autour d’elle dans la manifestation. La vidéo, encore non authentifiée, rapidement postée sur Internet a été largement diffusée sur les sites de vidéos en ligne et reprise par la plupart des réseaux sociaux d’Internet. Neda est dès lors devenue la figure emblématique des manifestants à travers le monde entier, donnant un visage et un nom aux victimes parmi les opposants au régime de Ali Khamenei et de Mahmoud Ahmadinejad…. En farsi, Nedā signifie « voix » ou « appel ». Pour cette raison, Neda Soltani a été surnommée la « Voix de l’Iran », ou l’ « Ange de l’Iran », son prénom devenant après son décès un cri de ralliement « au nom de la liberté ». « Neda Soltani représente à la fois l’engagement des femmes dans la révolte en cours, mais aussi toute la jeunesse d’un pays dont près des deux tiers des habitants ont moins de 30 ans ; elle symbolise, enfin, une révolution dont on est informé massivement par les réseaux sociaux et autres outils de partage utilisés par les Iraniens ».)

- http://news.bbc.co.uk/2/hi/middle_east/8119713.stm (.. Dr  said he knew he was putting himself in jeopardy by talking about what happened.”It was a tough decision to make to come out and talk about it but she died for a cause. She was fighting for basic rights… I don’t want her blood to have been shed in vain.”He added: “She died on the streets to say something…”)

23 juin 2009 Posté par solidaritesiran38 | Uncategorized | | Pas encore de commentaires