Aider les Iraniens à communiquer: TEHRAN, GMT +3.30.
source: http://iran.sharearchy.com/index.fr.html
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N’identifiez pas les Iraniens par prénom, nom de famille, nom d’ordinateur, ou autre nom. Vous pouvez risquer leurs VIES.
Vous pouvez me contacter ici ou sur Google Chat par isbfii@gmail.com
Je cherche des traducteurs qui peuvent traduire ce site web dans d’autres langues. SVP, contactez-moi si vous pouvez m’aidez!
Si vous êtes en Iran, et que vous voulez évitez les pare-feux, contactez:
-
Austin Heap. Il peut vous fournir des VPNs (multi-gigabit) gratuits Contactez-le ici!
- Si vous avez besoin de “tweet” rapidement, essayez ceci (http://twitter.com/iranproxy)
- Essayez d’accéder à Internet avec Tor (http://torir.org/) c’est anonyme et crypté.
- Vous trouverez des intructionsici (‘http://schattenschreiber.org/diary/2009/06/16/help-for-iran/ ‘)pour utiliser SSH (fiable, même avec des connexions lentes!)
- Contactez Austin Heap sur twitter ou par email pour avoir une liste privée de serveurs proxy.
- Nous contacter par email si vous voulez une application Windows pour vous permettre de vous connecter sans risque à des serveurs proxy.
Aider les Iraniens a communiquer:
Directives de Twitter — Règles pour les cyber-guerres
Via BoingBoing (http://www.boingboing.net/2009/06/16/cyberwar-guide-for-i.html): Le but de ce guide est de t’aider a participer de maniere constructive aux manifestations contre les resultats des elections en Iran par Twitter.
1. NE PAS publier les IPs des serveurs proxy sur Twitter, particulierement le mot-cle #iranelection. Les forces de securité surveillent ce mot-clé, et bloqueront les IPs des serveurs proxy en Iran des qu’ils les decouvriront. Si vous créez de nouveau serveurs proxy pour les bloggers en Iran, envoyez les informations concernant ces serveurs a @stopAhmadi ou @iran09 et ils le distriburont discrètement au bloggers en Iran.
2. Les seuls deux mot-cles légitimes utilises par les bloggers en Iran sont #iranelection et #gr88. L’utilisation de plus de mots-cles n’auront pour effet que de diluer la conversation.
3. Verifiez vos sources! Les forces de sercurité créent des comptes sur Twitter pour disséminer de la désinformation en posant en tant qu’opposants Iraniens. SVP ne re-tweetez pas sans essayer de confirmer que l’information est fiable. Les sources légitimes ne sont pas difficiles à trouver et à suivre.
4. Protegez les bloggers: changez vos informations vous concernant sur Twitter. Fait en sorte que votre localité soit TEHRAN et que votre fuseau horaire soit GMT +3.30. Les forces de sécurité cherchent les bloggers qui utilisent les cette localité et fuseau horaire. Si nous sommes tous ‘Iraniens’ il faut que nous soyons beaucoup plus difficiles a trouver!
5. Ne divulgez pas vos sources. Si vous decouvrez une vraie source, SVP ne publiez pas leur nom ou localité sur un site web. Ces bloggers sont en vrai danger. Soyez discrets dans vos propres réseaux mais pour faire en sorte qu’ils échappent au forces de sécurite. Les gens sont en vrai danger de mort la-bas..…
Comment aider:
Mobilisez les masses)
Il y a beaucoup a faire!
- Contactez les gens que vous connaissez a l’ONU ou au compagnies qui travaillent en/avec l’Iran. Demandez-les à pousser le gouvernement Iranien d’accepter des observateurs independants pour le recompte complet des votes.
- Je n’ai pas des contacts immédiats pour vous, mais si vous trouvez des sources (numeros, adresses, et emails, envoyez-les moi.
- Petition Khamenei via Amnesty International
- Si vous trouvez des medias qui publient des noms de ressortissants Iraniens en Iran, appellez-les avec a ces numeros
- (si vous trouvez des adresses email, SVP envoyez un email a ProtesterHelper)
- Telecharger et répandez ce Torrent (http://torir.org/)
- Joignez #iranelection sur irc.freenode.net
- Discutez et obtenez l’aide sur ces forums en Anglais.(http://iran.whyweprotest.net/)
- Changez votre fuseau horaire a celui de l’Iran (GMT + 3:30) et votre votre localité à une ville en Iran
- N’identifiez pas les Iraniens par prénom, nom, ou autre nom.
- Convainquez vos amis/famille/ toute autre personne à aider.
Technique: Comment creer un serveur proxy
Pour plus d’appui: Visitez Pourquoi nous protestons
Manuellement: Serveurs proxy SSL
Qu’en pensez-vous?
The Sharearchy offre cette site comme une partie neutre. Si nous avons une seule croyance, c’est que toute personne en Iran mérite d’avoir accès à l’information de manière égale, d’avoir une voix égale et liberté égale indépendamment de leur parti ou croyance politique. Ni Ahmadinejad ou Mousavi ne sont des saints. Leurs defenseurs ne devraient être ni des victimes ni des oppresseurs, mais les deux libre et égaux devant la loi. Ce n’est que justice..
Vraiment, nous voulons un arrêt de toute oppression, par tous, toujours. Tous peuvent repondre a leurs besoins et agir selon le Maximin standard of justice de John Rawls.
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http://fr.wikipedia.org/wiki/Proxy (“Un serveur mandataire ou proxy (de l’anglais) est un serveur informatique qui a pour fonction de relayer des requêtes entre un poste client et un serveur. Les serveurs mandataires sont notamment utilisés pour assurer les fonctions suivantes :
- mémoire cache ;
- la journalisation des requêtes (« logging ») ;
- la sécurité du réseau local ;
- le filtrage et l’anonymat.
L’utilité des serveurs mandataires est importante, notamment dans le cadre de la sécurisation des systèmes d’information.”)
OpenSSH
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http://en.wikipedia.org/wiki/OpenSSH (‘OpenSSH (OpenBSD Secure Shell) is a set of computer programs providing encrypted communication sessions over a computer network using the ssh protocol. It was created as an open source alternative to the proprietary Secure Shell software suite offered by SSH Communications Security. OpenSSH is developed as part of the OpenBSD project, which is led by Theo de Raadt The project’s development is funded via donations.’)
- ftp://ftp.openbsd.org/pub/OpenBSD/OpenSSH/openssh-5.2.tar.gz
Iran : comment installer Tor sous Windows
source: http://iansbrain.com/2009/06/15/tor-and-the-iranian-election/
Tor (The Onion Router) (http://en.wikipedia.org/wiki/Tor_(anonymity_network) is a program that allows people to bypass firewalls and use the internet anonymously. Communications from Iran are being actively filtered and they are trying to block some proxies too. As a human being I believe that censorship is wrong and that the people of Iran have a choice in who leads them. The rest of the world doesn’t have a right to tell them what to do but we have a duty to help them be able to communicate and choose for themselves.
I am no longer asking people to post their personal bridges here. Please email them to irancurtain at iansbrain dot com. I will verify them and forward them on to people who can use them without drawing attention. Please install Tor and setup a bridge but don’t post it publicly. You can download Tor and the Vidalia bundle below.
Download Tor
Download Tor in Farsi
There are three ways of running Tor. You can set your choice in the Vidalia control panel.

Click Settings.

Click Sharing.

The first way is as a client. This is for people who are general Tor users.

The second is to run as a relay. This allows your computer to directly share its connection with the general Tor network. You can set instructions for what content you will allow to be accessed through your relay.

The third is to run as a bridge. Bridges allow users with your fingerprint code to tunnel through networks where Tor is being blocked and access the Tor network through your computer. Click Help Censored Users Reach The Tor Network. Your custom Tor bridge link will show where I have it underlined in green.
If you have direct contact with people you know in Iran please only send it to them. DO NOT POST IT HERE! They might really need it and we don’t want the IP blacklisted. If you don’t know anyone personally email your bridge to irancurtain at iansbrain dot com and I’ll add it to the list.
GEOIP error fix:
Download this file and leave off the extension:
http://git.torproject.org/checkout/tor/master/src/config/geoip
place it in:
C:\Documents and Settings\{username}\Application Data\Tor\
Update:
Check out Check out Why We Protest
Constantly updated list with leaked Iran videos.
http://giagro.wordpress.com/torrents
Also try http://iran.sharearchy.com/ for information on getting around the Ayatollah’s Iran Curtain.
Please help people in Iran have access to open communications during this time of unrest. If you want please Stumble this site or Digg it or Tweet it. Or link to it anyway you can! We’re Iran’s IT department now.
I don’t know to what extent phones have been compromised but I setup a Google Voice hotline that will call your phone and let you leave a voicemail with information, sounds from protests or even your opinions on the protests in Iran.
Iran : nouvelles du 27 juin 2009
Source: http://iran.whyweprotest.net/news-current-events/3127-green-brief-11-a.html
I’m NiteOwl AKA Josh Shahryar – twitter.com/iran_translator on twitter – and I’ve been immersed in tweets from Iran for the past several hours. I have tried to be extremely careful in choosing my tweet sources. What I have compiled below is what I can confirm through my reliable twitter sources. Remember, this is all from tweets. No news media outlets have been used. (All my work is released under Creative Commons (CC). You can freely use it and repost it wherever you’d like to. Just provide a link to the original source at the bottom. I trust austinheap)
Here are the important happenings that I can positively confirm from Saturday, June 27 in Iran.
1. Mousavi has rejected the Guardian Council’s decision to look into discrepancies in only 10% of the vote. Mousavi has said that as he mentioned in two letters before to the GC, there are simply far too many irregularities for them to accept the election. A new one must be held in order to give people their voice back.
2. A prominent supporter of Mousavi was forced to confess on national TV that protests were pre-planned and that they have broken laws. However, reports strongly indicate that the media had already pre-written the statements because they sounded far more official than a speaker can come up with impromptu. More and more protesters are being prepped through intimidation and torture to make confessions.
3. Iran’s paramilitary Basij are carrying out brutal nighttime raids, destroying property in private homes and beating civilians in an attempt to stop nightly protest chants, Human Rights Watch said today. Human Rights Watch also said the Iranian authorities are confiscating satellite dishes from private homes to prevent citizens from seeing foreign news.
4. Ahmadinejad warned the US of repercussions if it continues to meddle in Iranian affairs. He also sent out a message to the people saying that the days of liberal democracy were over. (In the sense that no more reform and change against Islamic law will be allowed to take place.) He warned that in the next 4 years he will take a tougher approach. This happens while Ahmadinejad’s first deputy, Parviz Davoudi, was denied a US visa by the US State Department. Iranian ambassador to the UN blamed the US government for it.
5. At the same time, a government spokesperson blatantly accused other countries of meddling in Iranian affairs and instigating the current protests and violence. Fatemeh Rajabi, spokesperson & symbol of women in Ahmadinazhad’s government in a separate statement also called Mousavi and Khatami the faces of corruption in the country.
6. The Guardian Council commission on investigating 10% of the vote was rejected by Mousavi today. He said that 10% was not enough and the elections have to be annulled. He added that an impartial commission should be set up to help arbitrate the issue. The other two candidates also didn’t send representatives to the commission. This is after the commission was criticized by others – including a prominent MP and Mahdi Karoubi - for being too one-sided and the investigation of irregularities in only 10% of the vote insufficient. This is while the GC yet again called the elections the ‘best in Iran’s history so far’.
7. Javan newspaper – which is closely linked to the IRG – has reported that instigators of violence and the forces behind the protests have been identified. According to Javan, a group of actors were involved and this group created flyers and statements! It accused these individuals – 15-20 people according to Javan – of hiring thugs and distributing weapons that were used in violence. It also reported the arrest of three prominent Iranian film personalities.
8. Tehran’s district attorney stated that he didn’t know how many people have been arrested so far but that he had met several at Evin Prison. The detainees are continuously under mental & sometimes physical torture. IRNA reported that Iran banned Mousavi’s ally Abolfazl Fateh from leaving the country. It is being reported that it’s possible that the fate of the people that have been arrested would be known by the end of the week. The name of the girl who was shot in Baharestan and died later in the hospital is reportedly Sheler Khezri.
9. Amnesty International confirms on CNN: people disappearing from hospitals. Hundreds of people missing. Amnesty International asked the Iranian authorities to immediately release dozens of journalists who are at risk of torture in detention. The UN also asked the government to prevent further violence and bloodshed. More people were arrested today including journalists and bloggers as well as other people of some clout in the Iranian society. Karoubi’s newspaper, Etemade Melli’s chief editor was asked to appear before a court.
10. Today a group of people including women’s rights activists assembled in Laleh Park to light candles in memory of Neda and other martyrs. The protesters were dispersed by the police and plainclothesmen using violent tactics. There were also many policewomen. Many people were arrested and hauled away. Reporters of Keyhan and Fars newspapers were taking people pictures with cameras.
11. Reports have suggested that there is a bitter divide developing between military leaders on what the military’s role should be in the current unrest and whether they should step in. (This could be not confirmed unfortunately through the most reliable sources). Reports of clerics meeting in secret to discuss the current unrest have surfaces from Qom, Tabriz and Mashhad. It is being suggested that even though clerics had participated in the protests a few days ago, they might join in larger numbers if further protests are held.
12. Ayatollah Mousavi Ardabeli has released a statement stating that the election has weakened the regime. He added that the Guardian Council should allow for people to pursue their demands and asked the people to pursue their complaints through legal means as well as asking the government to let people express their discontent through the media. He deplored violence and said that no violence must be used to pacify protestors.
13. It is being reported that very careful planning is being carried out for a successful national strike. This is while in a meeting with members of the National Security Council, Karoubi said that he’ll continue to legally pursue annulment of the elections.
14. Sunday is the anniversary of 7 Tir martyrs and there will be a gathering in “Ghoba” Mosque. It has been organized after getting a permit from the government. Mousavi asked Iranians abroad to continue their protests. Chants of Allah o Akbar were heard in Tehran, Tabriz and other parts of Tehran again.
15. Sea of Green is largely peaceful. Reports that Sea of Green is actively seeking to hunt and kill security forces being forcefully denied by sources. Here’s a heartwarming video of youth protecting Police from angry protesters when they were surrounded by people. The youth keep yelling, “We’re all Iranians! We’re all Iranians!” YouTube – جوانان غیور ایران حتی از نیروهای ضد شورش که توسط مردم محاصره شده بودند نیز حمایت میکنند ، آیا اینها اغتشاش گرند !؟‎
16. (On persiankiwi, I don’t know any of the tweeters personally. I stopped using him/her as a source since the day of the Baharestan protest. I only stated that he has been arrested as a caution so that people would be careful. The second most reliable source after pk reported that pk had been arrested so I was forced to go ahead and warn people. But some people have harshly attacked me for this. I whole-heartedly apologize if anyone thinks I’m trying to mislead them. The Green Briefs are only one source out of hundreds. Please use your own judgment and trust whichever source you think is more reliable in getting news from Iran. I will hence stop trying to convince people that I have good intentions. It is futile as well as VERY stressful and time-consuming.)
Read this if you want to help or get help!
The government in Iran is still increasing internet filtering and throttling in an attempt to silence their people. Anonymous info shows that many in Iran are looking for proxy and Tor information in Tehran and all around the country. Please donate your bandwidth to help bring down the Iran Curtain. Here are links on how to help and get help on this:
English: Tor and the Iranian Election – Bring down the Iran Curtain | Ian’s Brain
Farsi: Tor: ?????? Tor
Help us set up more bridges on Tor here: Torrents list � Rivolta in Iran
Images and vids and instructions on how to send them to us:
Helpers with expertise in the field of medecine, translation and such:
“Medici Cu Internet is a collaboration between piratbyran.org, HackersWithoutBorders and werebuild.eu trying to organize contacts with medical expertise online since there are problems in Iran with hospitals being monitored by the government. Join the IRC-channel at #mci-ir – WebIRC – AnonNet or send an email to us at embassy [at] piratbyran.org for more info. Medical experts, Farsi-translators and people who know the medical situation in iran are welcome to join and collaboratively set up an index with common injuries and their best treatments.”
People Outside Iran: This is as clear and concise as I can be. I have not included ANYTHING that I have sensed to be remotely fishy, but humans always err.
People Inside Iran: Don’t believe a WORD of what I am telling you. Do what you think is best, keeping everything in mind. I know LITTLE of what you know so make your decisions based on your OWN judgment.
P.S. Please post this around and tweet and retweet.
La grande Révolution Numérique Iranienne : #iranelection, #iranians, #tehran
Source: http://grenoble.indymedia.org/2009-06-22-La-grande-Revolution-Numerique
Que les apparatchiks de la censure Numérique se rongent les ongles vient de prendre un nouveau chemin jusqu’ici insoupçonné, qui n’a plus rien à voir avec le Hacktivisme ultra-qualifié, isolé et marginal de ses dernières années. La révolution numérique ce n’est plus le Web 2.0, les réseaux sociaux et le micro-blogging, c’est l’utilisation de ces nouvelles structures virtuelles pour propager des informations comme media instantané, indépendant et participatif. En pleine révolution Iranienne, l’audience (si elle était comparable) de TWITTER explose celle de CNN ou de la BBC.
Il est devenu indéniable que le cheminement international de l’information ne passe plus par les réseaux de presse traditionnels. L’image qui restera comme le symbole de ce tournant historique, c’est très probablement la photo de ce photographe de l’AFP bloqué dans son hôtel de Téhéran, regardant d’un air désespéré son écran de télévision, pendant que les balles sifflent aux oreilles de manifestants pro-moussavi à l’extérieur.
Les journalistes sont devenus des cibles faciles dans les pays qui pratiquent la censure exacerbée. Les visas, les multiples autorisations, toutes ces interminables formalités par lesquelles il faut se plier pour pouvoir espérer réaliser un travail de terrain, sans être arrêté ou voir son matériel confisqué, sont autant d’indications qui permettent de localiser et de pister le reporter. C’est à dire contrôler ce qu’il fait, pour qui et surtout par quels moyens.
En Iran, les Hôtels ont été simplement encerclés par la police et les visas révoqués. Les journalistes étrangers téméraires trouvés dans les rues, sont malmenés et leur matériel est parfois détruit ou simplement confisqué. C’est arrivé à une équipe Italienne et Française, notamment. Il ne reste plus d’autres solutions pour les médias internationaux que d’aller piocher sur internet les images qui illustreront leurs propos. Jusqu’ici il y avait Youtube et Dailymotion. Depuis peu il y a Facebook, pour ceux qui l’utilisent, et très récemment Twitter. L’un est fermé aux “anonymous” , l’autre est ouvert et instantané.
Il n’en fallait pas plus pour que le gazoulli devienne un outil médiatique puissant. L’interface est très épurée et le fonctionnement plutôt simple, mais son incroyable succès provoque beaucoup de ce que l’on appelle “le bruit”. Explications : Twitter fonctionne par succession de petits messages, dans lesquels on peut imbriquer des expressions ou “tag”. Ces mêmes tags peuvent être listés en temps réel sur le moteur de recherche du site. On retrouve alors une liste de tous les messages qui portent le tag, classés par apparition. En résumé, si je crée le tag “#tagtest”, chaque fois que je mettrai #tagtest dans un message, il apparaîtra sur le moteur de recherche pour qui cherchera cette expression.
Par exemple, “#iranelection” est le tag le plus utiliser depuis lundi sur Twitter. Toutes les minutes, entre 300 et 1000 messages dans le monde utilisent cette expression. Les utilisateurs renvoient le même message plusieurs fois pour que l’information reste visible, mais cela rend le tout très brouillon. Imaginez que chaque minute, il faille survoler au moins 200 messages de 140 caractères pour pouvoir trouver une information intéressante. Au bout d’un certain temps et après une nécessaire adaptation à l’exercice, on se rend compte que beaucoup d’infos sont répétitives, mais que parfois, un lien nouveau apparaît et se reproduit des milliers de fois. Cette information est nouvelle, mais elle n’est pas encore confirmée. Au bout de quelques heures, il apparaît que les premières informations émanent souvent d’un même utilisateur. Bingo : vous avez trouvé une source. Pour s’assurer que la source est fiable, il faut juger au nombre de reproductions, mais aussi aux reprises de citations (re-twits), des utilisateurs connus comme d’autres sources fiables.
Le petit jeu des autorités de la censure, est de créer un immense bruit de fond, en reproduisant des centaines de fois le même message, pour noyer les nouvelles informations dans la masse, et ce avec de nombreux utilisateurs fantômes ainsi qu’à l’aide de messages différents et souvent bidons. Pour couronner le tout, il n’y a pas qu’un tag, mais plusieurs. Dans cette crise Iranienne, les principaux sont : #iranelection #iran9 #gr88 #iranians #tehran. Lire ne serait-ce que la moitié des informations qui sortent dans un seul tag n’est même pas envisageable quand le nombre de twits (les fameux messages de 140 caractères) dépassent le 220000 par heure, comme le mercredi 17 juin à 12H GMT
En prenant le temps et de l’énergie pour le faire, il est donc possible “d’aller pêcher des informations sur Twitter”. Mais c’est un peu comme s’évertuer à écouter un murmure, au beau milieu d’un concert de Hardrock, sonorisé par des enceintes de la taille d’une maison. Ou de tenter d’entendre quelqu’un qui vous parle alors que des milliers d’autres personnes le font en même temps. Ce n’est pas encore l’outil miracle, il faut le reconnaître dès la première connexion. Mais Twitter est facile d’utilisation. Et il est omniprésent dans les mouvements insurrectionnels depuis les émeutes de Grèce (Décembre 2008), quand la mort d’un adolescent assassiné par un policier, a fait le tour de Twitter en quelques minutes et que les premières manifestations se sont organisées sur internet.
C’est l’instantanéité et la facilité de diffusion qui fait tout, et ça les iraniens l’ont très bien compris.
En quelques heures, les bloggeurs iraniens anonymes, munis d’un téléphone portable avec une caméra et d’une carte dans un cybercafé, sont devenus des cyber-dissidents observés par le monde entier et pourchassés comme des cibles à éliminer prioritairement dans leur pays. Ceux qui n’ont pas pris quelques rapides cours de brouillage de leur connexion, via les multiples sites qui fleurissent partout à propos des proxies, sont en danger de mort. Ils ont sur une épaule les yeux du monde, et sur l’autre la kalachnikov des milices. Certains arrivent à passer des informations, malgré tout. Et c’est grâce à eux que le monde finit par s’informer, non plus grâce au travail des journalistes officiels, réduits à de simples fouineurs de YouTube pour illustrer leurs reportages.
Les bloggeurs iraniens sont indéniablement les héros de cette révolte, car ils ont tenu en échec un adversaire très talentueux.
Certains voient dans cette crise la main omniprésente des Etats Unis… Il faut d’abord savoir que les USA ne se sont jamais cachés de chercher à déstabiliser l’Iran en soutenant des mouvements insurrectionnels, via toutes les agences ou sociétés-écrans qu’ils possèdent. Mais la CIA ne contrôle pas tout, et l’analyse primaire qui consiste à dire que les élections sont le seul élément déterminant dans cette révolte, ne prend pas en considération la lame de fond réformatrice qui peut exister en Iran. Pour inventer des slogans tel que “Where is my vote ?”, pour proposer des connexions internet sécurisées via des serveurs basés sur le territoire américain, les agences de renseignement Américaines sont très qualifiées.
Mais malgré tous les talents manipulateurs des services secrets US, ils ne savent pas encore faire sortir spontanément 2 millions de personnes dans les rues d’une capitale, encore moins dans un pays islamique. Il ne faut pas oublier que, disons par proximité de civilisation, il est beaucoup plus facile pour les Etats Unis de participer, voire de provoquer une insurrection dans des pays comme l’Ukraine ou la Georgie. Mais l’Iran, ce n’est pas un pays dont la culture est bien maîtrisée, c’est un pays dans lequel il faut inventer de nouvelles méthodes de propagande et de manipulation qui n’ont pas toujours été testées et approuvées par l’histoire tentaculaire de la CIA. Ce sont encore des questions qui ne trouveront de réponses que dans plusieurs décennies, mais il est évident que réduire la révolte iranienne actuelle à un pantin américain contre le régime des mollahs, c’est donner beaucoup trop d’importance à des agences qui ne sont (pas encore) Big Brother. Il y a des signes qui montrent que des tractations sont en cours (avec twitter, les serveurs proxy qui rendent anonymes les connexions internet, l’évacuation de dissidents, l’espionnage…) mais il ne s’agit là que d’un bricolage hâtif et lointain, beaucoup plus lointain que l’empreinte flagrante de la CIA pendant la révolution Orange d’Ukraine en 2005. Il suffit d’ailleurs de voir comment le peu d’entrain des autorités Iranienne a dénoncé les manipulations des USA et d’Israël dans la révolte, peine à convaincre jusqu’au sein même du pays.
Nous avons devant les yeux une tentative forte d’un peuple désirant une ouverture politique, qui déclenche sa révolte après des élections frauduleuses. Il ne s’agit pas d’une révolution ou d’un coup d’état, les opposants ne cherchent pas à renverser l’hypothétique parlement ou le régime en lui même, ils veulent un changement de leader et récupérer au passage des libertés perdues. Le fait que l’Iran possède une milice concurrente à l’armée régulière, doté des pouvoirs d’une police politique, est entièrement responsable des débordements et des meurtres lors des manifestations du début de la semaine. Les Bassiji sont une partie du problème, indissociables du pouvoir en place qui en a modifié les prérogatives. Cette milice est devenue le symbole de l’oppression de l’état sur les citoyens, et ils se retrouvent logiquement en première ligne face à la révolte populaire, en l’amplifiant par sa violence.
Vu d’Europe, on pense à un basculement de régime, à l’instauration d’un nouveau système politique digne de la chute du mur de Berlin. Sauf que tous les analystes politiques et les spécialistes du moyen-orient crient à l’amalgame. L’Iran n’est pas l’Ukraine et encore moins le Nicaragua. Le gouvernement a une assise forte et des moyens pour subsister dans la tourmente. Il va faire comme aurait fait tous les autres gouvernements du monde à sa place : tenter de satisfaire la masse populaire en distillant certains verrous, en changeant certaines têtes et en créant une “grande coalition nationale de réconciliation”. Tout en maintenant le cap politique et un oeil farouche sur ceux qui se sont le plus exposé pendant les périodes de trouble. Il ne reste plus qu’à savoir si le peuple Iranien va se contenter de ce faux compromis, ou si les opposants vont continuer leur lutte jusqu’à en obtenir le maximum. Comme dans toute révolte, grève ou insurrection, plus le gouvernement va faire mine de lâcher du lest, et plus les militants vont abandonner leurs positions. Laissant progressivement les partisans de la manière forte à l’infériorité numérique, et tous les autres dans le désarroi
Grenoble 26 et 27 juin : soutien au peuple iranien pour la liberté et un état laïque et démocratique
Soutien au peuple iranien pour la liberté et un état laïque et démocratique
La proclamation de la victoire de Mahmoud Ahmadinejad avec ses résultats invraisemblables et falsifiés a fait déborder le vase. Quotidiennement, massivement, les Iraniens manifestent leur opposition face à l’arbitraire. Ce régime, a choisi, parmi 350, les 4 candidats au suffrage électoral pour, finalement, désigner lui-même, le vainqueur.
Il n’y a pas à se déterminer entre M Ahmadinejad et M Moussavi. Les quatre candidats sont comptables du bilan sanglant de la République Islamique. Depuis 30 ans, tout comme le pouvoir Monarchique précédent, la République Islamique n’a pas hésité à bafouer les droits de l’Homme, à porter atteinte à la liberté, à l’égalité et à la dignité du peuple iranien, des femmes et des hommes de ce pays.
Cette mascarade d’élection a ouvert une brèche au sein du régime. Brèche dans laquelle se sont engouffrées les aspirations démocratiques de la population. À cette protestation pacifique et à ces manifestations sans violence, le “Guide” répond par la terreur, l’arrestation, le meurtre. Ses sbires, ses gardiens, ses miliciens attaquent, frappent, tuent des manifestants sans défense. Depuis le début de la contestation populaire, il y a eu 17 morts d’après le régime, beaucoup plus (au moins 100) d’après les observateurs, et plusieurs centaines de blessés, mais leur nombre réel est sans doute supérieur car la plupart d’entre eux évitent les hôpitaux de peur d’être arrêtés.
Le régime, par intimidation, par la force des armes, veut étouffer les manifestations pacifiques. Il empêche toute couverture médiatique de la répression. Mais la population trouve, chaque fois d’autres formes d’actions et des mouvement de grève se dessinent. Face à cette remontée de violence, nous réaffirmons notre soutien au peuple iranien dans sa lutte contre la Dictature et pour la démocratie, le respect et l’égalité des droits entre tous les composantes de la société sans discrimination et sans distinction de sexe, d’ethnie ou de religion.
NOUS EXIGEONS:
– l’arrêt des massacres et de toute violence et répression ;
– la liberté d’expression et d’organisation;
– la libération des manifestants arrêtés et de tous les prisonniers d’opinion.
Appel : CIIP, Iran Solidarté, LDH, LDH Iran Avec le soutien de : NPA, LDH 38, Etc.
Rassemblement d’hommage aux victimes avec bougie et lancer de ballons le vendredi 26 juin rue Félix Poulat – 18 h Rassemblement et manif samedi 27 juin – 15 h Félix Poulat
Iran: le point sur la situation 23 juin 2009
source: http://grenoble.indymedia.org/2009-06-24-Iran-le-point-sur-la-situation-23
Ce que l’on sait :
Le réseau Internet est éxtremement ralenti en Iran, du fait de manipulations de la censure mais aussi de l’ennorme quantité de connexion venue de l’étranger. C’est pour cela que les bloggeurs Iraniens mettent du temps à envoyer leurs vidéos sur YouTube, et qu’elles sont de mauvaise qualité.
Certaines ambassades Européennes (dont celle d’Italie et de Suède) ont décider d’ouvrir leurs portes aux manifestants bléssés, mais les milices Bassiji campent devant les entrées et autour des ambassades, pour arretter les manifestants avant qu’il ne penetre dans l’enceinte diplomatique.
Moussavi à appeller ses partisants à ne pas s’habiller en vert pour ne pas attirer l’attention des forces de l’ordre, qui n’hésitent pas à arretter au hasard, par petits groupes, des personnes soupsonnés d’être des opposants.
Beaucoup de contacts et de sources en Iran ont été arrétés depuis le début des manifestations samedi dernier. Il est fait état de tortures mais cela n’est évidement pas confirmé car peu d’informations sortent d’Iran à propos des arrestations et des lieux de détentions. Ont sait par ailleurs que les personnes arretés ne sont pas dans la grande prison de Téhéran, certains disent qu’ils sont dans les sous-sols des batiments officiels, comme le quartier général des « gardiens de la révolution » ou des milices Bassij.
Aujourd’hui, les manifestants sont dans le Bazar de Téhéran pour convaincre les commerçants de fermer leurs boutiques et de faire grève. Leur couverture face à la police : « Nous faisons du Shopping ».
L’armée ainsi ques les « Gardiens de la révolution » sont venus soutenir la police anti-émeute et les milices Bassiji dans les rues des principales villes d’Iran. La présence des forces à tous les carrefours et sur les principaux axes n’a semble-t-il jamais été aussi importante depuis le début du conflit.
Le correspondant de la BBC en Iran à quitter le pays suite à une expulsion. Par ailleurs, un journaliste grec est toujours détenu par la police locale, dans un lieu inconnu, depuis son arrestation samedi.
Les « gardiens de la révolution » ont envoyer via leur site internet, une menace directe à tous les manifestants qui braveraient l’interdiction de rassemblement dans les rues de Téhéran.
Ce que l’on ne sait pas :
Quel est le rôle des « gardiens de la révolution » et des militaires dans le maintien de l’ordre.
Ou sont rassemblés les 800 à 1000 interpelés (source Human Rights Watch & Amnesty International), et dans quels conditions.
Que va faire le leader de l’opposition (Moussavi) face à cet arsenal repressif mis en place dans les rues des principales villes du pays. Celui-ci à annoncer une grande grève générale qui pour l’instant semble avoir du mal à s’organiser.
Quel sort est reservé aux bloggeurs arrétés, qui ont fait sortir des informations et des vidéos du pays via des sites étrangers.
Combien de morts et de bléssés ont été signalés depuis le début des affrontements. On parle de 11 morts pour la journée et la nuit du mardi 16 Juin et probablement plus de 15 morts lors de la manifestation de ce samedi 20 Juin.
Quelle est la véritable situation dans le pays : est-ce que la population continue à travailler, quelle est la situation en dehors de Téhéran et notamment à Qom et Isfahan, comment réagissent les autorités religieuses face aux déclarations de l’Ayathollah, quels pays soutiennent militairement l’iran face à la crise, lui envoient des soldats (beaucoup de témoignages font état de soldats qui ne parlent pas le Persan), du matériel et lui fournit des instruments de communications visant à perturber la trafic internet ou à en prendre le contrôle…
Des vidéos de la répression sont également visible sur le site
Appel du Syndicat libre des ouvriers d’Iran aux travailleurs/travailleuses d’Iran, 26 juin : journée internationale de soutien aux travailleurs/travailleuses d’Iran



Mansour Ossanlu prend la parole lors de la réunion annuelle de la Section des transports routiers de l’ITF, en juin 2007 à Londres.© Fédération internationale des ouvriers du transport (ITF)
source: Syndicat libre des ouvriers d’Iran 18 juin 2009 Le site du syndicat : http://www.ettehadeh.com/ (en persan)
L’appel du Syndicat libre des ouvriers d’Iran aux travailleurs d’Iran
48 jours ont passé depuis l’attaque sur la manifestation du premier mai 2009 au parc Laleh et l’arrestation de travailleurs qui y participaient.
Des événements importants sont arrivés entre temps, qui ont causés des mouvements sociaux immenses et impressionnants à l’échelle nationale.
Dans les débats télévisés, les candidats aux présidentielles se sont accusés mutuellement d’illégalités, de corruption, de vols, d’incapacités à diriger, d’insuffisances en tout genre.
Mais:
- Aucun d’entre eux n’a protesté contre les lois qui ont imposé de telles catastrophes à la population.
- Aucun d’entre eux n’a protesté contre les lois qui privent les travailleurs du droit de grève, contre les lois qui légitiment des salaires au quart du seuil minimum de pauvreté, contre les lois qui interdisent aux travailleurs de s’organiser.
- Aucun des candidats n’a protesté contre les lois qui légitiment les licenciements massifs, contre les lois qui autorisent des contrats blancs d’un mois pour les travailleurs
- Aucun des candidats n’a parlé de la liberté d’expression, de la liberté d’habillement, des centaines de pratiques inhumaines qui dirigent cette société.
Même quand, parfois, certains candidats ont évoqué ces problèmes, c’était pour montrer qu’ils étaient celui qui a pris la plus grande part à la mise en application de ces lois. Dans tous les débats, les candidats ont prouvé qu’ils soutenaient les lois et la situation existante, qu’ils ne se battaient que pour le pouvoir.
Dans ces conditions, alors qu’un mouvement massif de la population entre en scène et clame ses revendications, nous, travailleurs, nous réclamons le droit de lever le drapeau de notre classe et de revendiquer :
1. Un salaire minimum supérieur à 1.000.000 de Touman par mois (1000 euros)
2. Abolition immédiate des contrats de travail temporaire et des nouveaux contrats de travail
3. Abolition des Conseils islamique du travail et des Maisons ouvrière, qui sont des organisations gouvernementales dans les usines et sur les lieux de travail. Création de conseils ouvriers et d’autres
organisations ouvrières indépendantes de l’état.
4. Payement immédiat et inconditionnel des salaires en retard.
5. Arrêt des licenciements et allocation suffisante pour les travailleurs au chômage.
6. Libération immédiate et inconditionnelle de tous les prisonniers politiques, y compris les travailleurs emprisonnés qui ont été arrêtés lors du premier Mai. : Jafar Azimzadeh, Qolamreza Khani, Saaed Youzi,
Saeed Rostami, Mehdi Farahi-Shandiz, Kaveh Mozzafari, Mansour Asanlou, et Ebrahim Madadi. Fin des persécutions et des intimidations contre les travailleurs et les meneurs ouviers.
7. Liberté de grève, liberté de manifestation, liberté d’assemblée, liberté d’expression et de parole sont nos droits imprescriptibles.
8. Abolition de la discrimination sexuelle, du travail des enfants, des licenciements de travailleurs immigrés.
A tous les travailleurs ! Aujourd’hui, nous avons le devoir d’exprimer nos revendications indépendamment et de nous servir de notre solidarité pour nous mobiliser nous-mêmes pour nos droits humains, ensemble avec les autres couches de la société.

Ebrahim Madadi
Autres liens
- http://www.amnesty.org/fr/news-and-updates/time-end-repression-iran039s-trade-unions-20090501
Iran L’hystérie répressive se poursuit : trois nouveaux journalistes arrêtés
Source: http://www.rsf.org/spip.php?page=article&id_article=33494
La répression à l’encontre des journalistes et des cyberdissidents continue en Iran. Qu’ils soient iraniens ou étrangers, les professionnels des médias sont dans l’œil du cyclone Ahmadinejad. Ainsi, le correspondant irano-américian de l’hebdomadaire américain Newsweek, Maziar Bahari, a été arrêté, le 21 juin, à son domicile de Téhéran.
« Les autorités s’emploient par tous les moyens à vider l’Iran des représentants de la presse étrangère, témoins gênants d’une répression sanglante. L’arrestation du correspondant de Newsweek est un signe très clair d’une volonté du régime d’intimider les journalistes, qu’ils soient iraniens ou étrangers, correspondants de journaux locaux ou internationaux. Après avoir diabolisé les médias étrangers, les autorités font passer les journalistes iraniens pour des espions à la solde de l’étranger, faisant rimer informer avec espionner », a déclaré l’organisation.
Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a appelé, le 23 juin, les autorités iraniennes à respecter les droits civiques et politiques fondamentaux, notamment la liberté d’expression, et d’information, et le droit de se rassembler librement.
Les services de sécurité iraniens se sont présentés, vers 7 heures le 21 juin, au domicile de Maziar Bahari, 41 ans. Son ordinateur et ses enregistrements vidéo ont été saisis. Le 17 juin, les Gardiens de la Révolution l’avaient interrogé au sujet de l’un de ses vidéos qui relatait la mort d’un manifestant. D’après les informations recueillirs par Reporters sans frontières, ses proches sont sans nouvelles de lui depuis. Dans un communiqué du 22 juin, la rédaction de Newsweek a fermement condamné cette arrestation, demandant sa libération immédiate.
Par ailleurs, Reporters sans frontières a appris l’arrestation, le 22 juin à minuit, de Mostafa Ghavnlo Ghajar, collaborateur de plusieurs journaux et spécialiste des “médias étrangers“ de la station Radio Goftogo, à son domicile (voir son blog : http://www.ghajar.ir/). Le journaliste indépendant Fariborez Srosh aurait également été arrêté le mardi 16 juin. Dans le passé, sa collaboration avec Radio farda (Radio Free Europe) lui a déjà valu une incarcération.
L’organisation est très préoccupée par les premiers témoignages de torture et de mauvais traitements à la prison d’Evin, où sont détenus la plupart des personnes arrêtées. D’après les informations à la disposition de Reporters sans frontières, les journalistes auraient été transférés à la section 209, section de sécurité de la prison, et y subiraient d’importantes pressions de la part des autorités pour faire des “aveux” filmés, au titre de leur “participation à une révolution de velours”.
Onze jours après l’élection présidentielle, 26 journalistes sont à ce jour sous les verrous. Avec un total de 36 journalistes en prison, l’Iran est la première prison du monde pour les journalistes, devant la Chine et Cuba.
Le 14 juin 2009 :
la cyberdissidente Somaieh Tohidlou (http://smto.ir)
Ahmad Zeydabadi,
Kivan Samimi Behbani,
Abdolreza Tajik,
Mahssa Amrabadi,
Behzad Basho, le caricaturiste
Khalil Mir Asharafi, réalisateur à la télévision iranienne
Karim Arghandeh, journaliste pour les journaux réformateurs Salam, Vaghieh etafaghieh, et blogueur (http://www.futurama.ir/) a été arrêté à son domicile de Téhéran.
Shiva Nazar Ahari, cyberdissidente et activiste des droit de l’homme (voir son blog : http://azadiezan.blogspot.com), a été arrêtée à son domicile de la capitale
Le 15 juin 2009 :
Mohamad Atryanfar, directeur de plusieurs publications comme Hamshary, Shargh, Shahrvand Emrouz, aurait été transféré à la section de sécurité de la prison d’Evin.
Saïd Hajarian, ancien directeur du journal Sobh-e-Emrouz, a été arrêté par les forces de l’ordre dans la nuit du 15 au 16 juin à son domicile de Téhéran, alors même qu’il est handicapé.
Mojtaba Pormohssen, journaliste pour plusieurs journaux réformateurs, collaborateur à la radio Zamaneh et rédacteur en chef du journal Gilan Emroz, a été arrêté à Rashat (nord du pays).
Le 16 juin :
Mohammad Ali Abtahi, surnommé “Mollah blogueur“, a été arrêté à son domicile de Téhéran. Son blog : http://www.webneveshteha.com/.
Mme Hamideh Mahhozi, arrêtée à Boshehr (sud de l’Iran)
Amanolah Shojai, journaliste et blogueur, arrêté à Bushehr
Hossin Shkohi, journaliste à l’hebdomadaire Paygam Jonob, arrêté à Boshehr
Mashalah Hidarzadeh, arrêté à Boshehr
Fariborez Srosh, journaliste indépendant, aurait également été arrêté ce jour-là. Dans le passé, il avait déjà arrêté et emprisonné du fait de sa collaboration avec Radio farda (Radio Free Europe).
Le 17 juin :
Saide Lylaz, journaliste au journal Sarmayeh, a été arrêté à son domicile de la capitale. Ce spécialiste des questions économiques s’est montré très critique envers la politique d’Ahmadinejad.
Rohollah Shassavar, journaliste de la ville de Mashad, est détenu depuis la même date.
Le 18 juin :
Mohammad Ghochani, rédacteur en chef du quotidien Etemad Meli, propriété de Mehdi Karoubi, l’un des candidats d’opposition à Mahmoud Ahamadinejad, a été arrêté à Téhéran, à deux heures du matin.
Le 20 juin :
Ali Mazroui, président de l’Association des journalistes iraniens, a été arrêté dans la matinée.
Bahaman Ahamadi Amoee et son épouse Jila Baniyaghoob ont été arrêtés à leur domicile à minuit, suite à une perquisition d’agents en civil du ministère du Renseignement. Lauréate en 2009 du Prix du Courage en journalisme, décerné par la International Women’s Media Foundation, Jila Baniyaghoob dirige un site d’informations de tendance féministe, Canon Zeman Irani (http://irwomen.net). Son mari, Bahaman Ahamadi Amoee, collabore à plusieurs publications proches du courant réformateur.
Le 21 juin :
Le correspondant de l’hebdomadaire Newsweek, Maziar Bahari, a été arrêté par les forces de la Sécurité à son domicile à 7 heures du matin.
Le 22 juin :
Mostafa Ghavnlo Ghajar, collaborateur de plusieurs journaux et spécialiste des « médias étrangers » à la Radio Goftogo, a été arrêté à son domicile. Son blog est consultable sur : http://www.ghajar.ir/.
Pour surfer anonymement en Iran: utiliser le logiciel Tor ou Freenet
Source: http://iran.whyweprotest.net/keeping-your-anonymity-iran/
- http://fr.wikipedia.org/wiki/Tor_(r%C3%A9seau) (‘The Onion Router (Tor) (littéralement : le routage en oignon) est un réseau mondial décentralisé de routeurs, organisés en couches, appelés nœuds de l’oignon, dont la tâche est de transmettre de manière anonyme des paquets TCP. C’est ainsi que tout échange Internet basé sur TCP peut être anonymisé en utilisant Tor. Tor est un logiciel libre distribué sous licence BSD révisée.
- http://rebellyon.info/article2466.html (‘Pour des raisons évidentes, des journalistes, des ONG, des blogueurs ou des groupes comme Rebellyon (au hasard, hein !) ont souvent besoin de communiquer de manière anonyme. Dans le cadre de communications personnelles sensibles (services médicaux, sites d’aide aux victimes d’agressions), ou pour protéger leur liberté d’expression (pouvoir dénoncer les pratiques condamnables de son entreprise sans craindre pour son emploi), les particuliers peuvent aussi avoir besoin de confidentialité. De nombreuses sociétés commerciales cherchent à établir des profils d’internautes afin de réaliser des études de marché. Il est légitime qu’un particulier cherche à protéger son identité pour éviter ce genre de surveillance.’)
- http://bluetouff.com/2009/06/20/lutilisation-de-tor-explose-en-iran/ (‘ C’est un sujet que j’ai déjà pas mal évoqué ici : quand on bride le Net, les internautes le débrident. TOR voit l’utilisation de son réseau exploser en Iran C’est exactement ce qui se passe en ce moment en iran et de manière, très spectaculaire. TOR, c’est l’un des système les plus avancés d’anonymisation des surfs tracer des connexions TOR, surtout si elles sont nombreuses s’avère quasiment impossible…’)
- http://freenetproject.org/ (‘Freenet is free software which lets you anonymously share files, browse and publish “freesites” (web sites accessible only through Freenet) and chat on forums, without fear of censorship. Freenet is decentralised to make it less vulnerable to attack, and if used in “darknet” mode, where users only connect to their friends, is very difficult to detect.’)
Vahid Kian Motlagh : militant gay Iranien risque l’expulsion de france
source: http://grenoble.indymedia.org/2009-06-23-vahid-militant-gay-iranien-risque
un militant gay iranien risque l’expulsion de france
l’imminence d’une expulsion vers l’Iran.
FRANCE : VAHID KIAN MOTLAGH, GAY IRANIEN, RISQUE LA DÉPORTATION, LA PERSÉCUTION ÉTATIQUE ET LA MORT. UN RÉSEAU D’ORGANISATIONS POUR LES DROITS HUMAINS DEMANDE L’ASILE POLITIQUE
RAPPELONS QUE VU LES DERNIERS EVENEMENT IRANIENS SI VAHID EST EXPULSE IL Y RISQUE SA VIE
Lyon, 23 juin 2009
Vahid Kian Motlagh, gay iranien de 32 ans, a été arrêté en France le 25 Mai 2009 et conduit au centre de rétention de Saint-Exupéry, près de Lyon. Il est menacé par l’imminence d’une expulsion vers l’Iran.
Vahid, qui allait avec le partenaire français en Belgique pour se marier, avait vécu en Italie pendant un an environ, sans documents.
En Mai 29, le juge Peuvrel du Tribunal administratif de Lyon a rejeté la demande de libération. Le même jour Vahid, en qualité de réfugié étranger persécuté dans son pays d’origine, a déposé une demande d’asile. La République islamique d’Iran prévoit l’emprisonnement, la torture et la peine capitale pour les homosexuels, qui viennent arrêtés par les autorités sur des accusations de « lavat » (sodomie), sans possibilité réelle de la défense, selon la loi islamique.
Selon les premières rumeurs, Vahid pouvait être expulsé, dans les prochains jours, de la France et rapatrié en Iran, en violation de la Convention de Genève, des mesures prévues par le Conseil européen de Tampere en 1999, de la Directive européenne n ° 83, du 29 avril 2004. Il s’agit de documents qui établissent le droit inaliénable de l’être humain de bénéficier d’une protection ou de l’asile, et ne pas être expulsé vers le pays d’origine ou dans un autre pays où il existe un risque de violation de ses droits fondamentaux.
Le Groupe EveryOne, la Fondation Luciano Massimo Consoli, l’Association Radicale “Certi Diritti” et un réseau d’organisations ont demandé au gouvernement français de mettre fin immédiatement à la procédure d’expulsion de Vahid, en lui libérant et permettant d’attendre sans angoisse la réponse à sa demande d’asile. “Nous avons demandé à l’Ambassadeur de France en Italie, Jean-Marc de la Sablière, son intercession auprès du ministre de l’Immigration et du Président Nicolas Sarkozy . Nous avons aussi transmis le dossier sur l’affaire Vahid Kian Motlagh au Haut Commissaire des Nations Unies pour les Réfugiés António Guterres et à son représentant pour l’Italie Laura Boldrini,” déclarent Roberto Malini, Matteo Pegoraro et Dario Picciau, co-présidents du Groupe EveryOne. “Le droit d’asile pour les réfugiés est reconnu dans la Déclaration universelle des droits de l’homme (art. 14) et dans la Charte des Droits fondamentaux de l’Union européenne, documents fondamentaux pour la démocratie et la civilisation.
Il s’agit d’un droit fondamental de l’être humain et tous les pays de l’UE doivent le reconnaitre et applier sans hésitation dans les cases comme celui de Vahid Kian Motlagh, qui fuit la violence et la persécution. Nous espérons, “concluent les activistes du Groupe EveryOne, “que Vahid et son compagnon se réunissent le plus tôt possible pour réaliser leur projet de s’unir dans le mariage et commencer une vie empreinte de dignité dans un pays qui reconnaît et protège leur identité et leur droits fondamentaux”.
Pour des autres informations :
Groupe EveryOne
+39 334 8429527 :: +39 331 3585406
info at everyonegroup.com
